BORE OUT : Je m’ennuie au travail :

L’épuisement professionnel par l’ennui ou bore out est insidieux.
Comment le repérer et que faire face à un épuisement professionnel par l’ennui pour vous-même ou pour quelqu’un de votre entourage…

JE M’ENNUIE dans mon travail (Version Texte) :

 

Bonjour,

 

Quand on pense épuisement professionnel, on pense en général burn out c’est-à-dire l’épuisement professionnel par surcharge de travail, j’ai d’ailleurs fait des vidéos sur le sujet.

Mais il y a 2 autres types d’épuisements professionnels moins connus et de ce fait presque plus vicieux :

  • L’épuisement professionnel par l’ennui ou en anglais bore-out
  • L’épuisement professionnel par manque de sens ou brown-out.

 

Aujourd’hui je veux vous parler du bore out ou épuisement professionnel par ennui.

On estime que 30% des salariés en Europe s’ennuient au travail.

Et que dans une journée de travail moyenne, au moins 2 heures sont consacrées à des activités pas vraiment en lien avec ses tâches.

 

L’ennui ne veut forcément pas dire qu’on n’a rien à faire, ce serait trop simple.

Ceci dit, la charge de travail a quand même un impact, dans les 2 extrêmes notamment :

  • D’un côté le manque de pression : si je n’ai pas assez à faire, le temps s’étend. Vous connaissez peut-être la loi de Parkinson, la loi des gaz appliquée au travail : plus j’ai de temps, plus la tâche demandée m’en prendra.
  • A l’inverse trop de pression peut me décourager et je procrastine en m’occupant à des tâches faciles et répétitives qui me rassurent en fait, mais m’ennuient au final.

Au-delà du quantitatif, l’ennui c’est aussi souvent ne rien avoir à faire d’intéressant ou d’utile, l’absence de défis ou de stimulation intellectuelle ou humaine.

 

1er cas, un désintérêt croissant, une routine qui devient insupportable.

 Quand vous commencez un job, la nouveauté va souvent vous occuper un moment.

Mais après quelque temps, cela peut ronronner, puis vous endormir surtout si vous n’avez pas de rétroaction sur ce que vous faites. Avec une spirale négative, moins j’ai d’énergie, moins je suis efficace, j’ai l’impression d’être médiocre, ma confiance en moi diminue…

C’est plus fréquent qu’on ne croit mais comme cela vient en général progressivement, c’est assez sournois.

Souvent c’est au niveau de stimulation intellectuelle que le bât blesse :

Des tâches routinières, peu de diversité, peu de créativité, peu d’exigence aussi parfois.
Je fonctionne en sous-régime en regardant l’heure souvent, et en multipliant les occasions de pause-café si j’ai la chance d’être dans un environnement agréable humainement.

Mais si en plus vous êtes dans un environnement terne au niveau relationnel, où vous êtes isolé, avec peu d’interactions ou bien peu d’affinité avec les gens autour de vous, la flamme s’éteint encore plus vite.

D’autres sources d’ennui peuvent être le manque d’impact dans ce que je fais, de perspective d’évolution, notamment dans une structure sans leadership et sans vision.
C’est le cas parfois de nouvelles recrues arrivant pleines d’énergie et d’ambition dans des structures qui ne veulent pas vraiment bouger.

Et aussi le manque de résultats tangibles qui rythmeraient mon travail.

 

2ème cas, encore plus difficile, c’est l’ennui organisé contre vous.

Soit d’autres accaparent vos tâches intéressantes, soit il s’agit d’une mise à l’écart systématique ou ce qu’on appelle parfois la placardisation.
Progressivement vous êtes mis de côté, relégué à des tâches insignifiantes.

Dans le cas de la mise au placard, cela peut s’accompagner de vexations pour vous amener à craquer et à démissionner : vous n’êtes plus invité aux réunions, on vous enlève des responsabilités ou certains accès ou outils de travail.
C’est une forme de harcèlement.

 

Les symptômes de l’épuisement professionnel par l’ennui peuvent être les mêmes que le burn-out :

Démotivation, stress, troubles du sommeil, fatigue, perte d’estime de soi…
Parfois compensation dans la nourriture et dans des addictions.
Ou même dépression et troubles mentaux graves.

 

C’est amplifié par la difficulté de parler de son ennui.

En fonction de nos personnalités, de là où on est rendu dans notre vie, de nos intérêts hors boulot, l’ennui est différent, et est vécu différemment.

Mais il y a une constante, c’est la difficulté d’en parler.

Il y a le mythe du collaborateur investi, efficace, positif, avec des projets passionnants.

Quand vous vous ennuyez et que vous vous sentez au contraire démotivé, moins efficace, même déprimé, vous risquez de vouloir donner le change pour sauvegarder votre image professionnelle et sociale.

Dire à mes supérieurs ou à mes collègues que je m’ennuie, cela pourrait sous-entendre que je suis superflu. Pourtant en parler à son supérieur devrait être la 1ère action, le tout est de le faire de manière habile.

Et même avec mes amis, surtout avec ceux donnent l’impression de s’éclater professionnellement, je n’ai pas forcément envie d’être le rabat-joie qui rame dans sa carrière.

 

Bore-out : les solutions

Alors quelles sont les pistes de solution ?

La 1ère étape est la prise de conscience, d’où cette vidéo.
Pour prendre du recul, comprendre les causes et passer à l’action.

D’ailleurs si vous avez des amis ou collègues que vous soupçonnez être en situation d’ennui professionnel, faites-leur suivre cette vidéo.

Ensuite en discuter avec votre manager pour trouver des solutions concrètes, ou changer de poste.

Et s’il n’y a pas d’issue possible, chercher un nouvel emploi voire réfléchir à une reconversion professionnelle.

 

 

Alors si vous vous ennuyez dans votre job, et que cela vous mine, trouvez quelqu’un de neutre à qui en parler et idéalement passez à l’action.

Le coaching de carrière, cela sert aussi à cela 😊

 

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A bientôt !

Guillemette Moreau, Coach de Carrière chez Job Transition Coaching

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