4 grands risques de l’expatriation professionnelle :

L’expatriation est excitante, enrichissante… et pas toujours facile…

Voici 4 leçons de prudence tirées de mon expérience et de celles de mes clients en coaching.

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Transcription de la vidéo :

Bonjour,

Je suis Guillemette Moreau, coach professionnelle et fondatrice de Job Transition Coaching.

J’ai eu la chance de vivre le détachement professionnel à l’étranger, l’expatriation, l’immigration et de côtoyer ou de coacher de nombreux expatriés et conjoints d’expatriés.

Voici 4 leçons de prudence que j’en ai tirées, et que je souhaite partager avec les futurs ou nouveaux expatriés.

Pour vous aider à anticiper certains écueils, ou au moins pour vous y préparer psychologiquement.

 

Cela se passe plutôt bien au départ.

Votre organisation a en général prévu de vous récupérer à l’aéroport et de vous aiguiller vers votre appartement de transition, puis vers votre bureau. Vous bénéficiez sans doute d’une agence de relocation pour vous aider dans vos démarches administratives ou pour vous trouver un toit.

Mais après la phase lune de miel, qui peut être courte, il y a 4 grands points d’achoppement possibles :

 

1) Les différences culturelles au travail :

Parfois c’est encore plus dangereux si vous parlez la même langue, car vous ne les voyez pas venir, demandez aux Français travaillant au Québec…

Le point majeur de friction que j’ai repéré dans mes coachings d’expatriés, c’est la gestion du rapport hiérarchique et le mode de prise de décision.

Le modèle de la Process Communication a identifié 4 styles de management à utiliser ou ne pas utiliser en fonction des types de personnalité.

On peut extrapoler le concept aux cultures locales.

– Si vous êtes dans un environnement plutôt factuel et ouvert à la discussion voire à la contradiction, vous avez sans doute pris l’habitude d’un mode de prise de décision « démocratique » : on met les faits sur la table, on envisage des options, on discute des avantages et désavantages, et on prend une décision collective. Ou bien on fait une recommandation au grand chef qui prend la décision, mais c’est une sorte de validation de la recommandation du groupe.

– Si vous êtes dans un environnement plus émotionnel, dans le modèle de la Process Communication on dirait plus « empathique », le style de management est certainement différent, tout dans la relation, on évite les conflits, et la décision peut prendre du temps.

– Si vous êtes dans un environnement plus informel, start-up, créatif… le style de mangement est peut-être plus dans le « laissez-faire » : être clair dans les objectifs mais ensuite ne pas mettre trop de règles ou de procédures qui seraient vécues comme des contraintes.

– Enfin, dans des organisations avec de fortes hiérarchies, ou dans des cultures plus « militaires », le style de management peut être assez directif, en gros le chef décide car il est le chef… Cela permet de passer à l’action rapidement mais n’admet pas trop la contradiction.

C’est quoi votre mode « naturel » de fonctionnement ? Comment vous aimez prendre vos décisions ?

Cela dépend de votre famille, de votre éducation, de vos premières expériences professionnelles…. Et cela devient vite « normal ».
Parfois il y a une différence entre manager et être managé : je souhaite que mon chef écoute mes arguments mais plus difficile quand cela vient de mes équipes 😊

 

C’est quand on est transplanté dans une autre culture que tout d’un coup ce qui est évident ne l’est plus autant…

Avis aux Français grandes gueules ou coupeurs de cheveux en 4, qui détestent se faire imposer quelque chose : si votre nouveau boss est un cowboy, un « promoteur » qui décide seul… parce qu’il est le boss, il ne va aimer longtemps vos argumentations, et votre expatriation pourrait tourner à la lutte de pouvoir où vous risquez de perdre, c’est vous qui jouez à l’extérieur…

2) La suspicion de « l’œil de Moscou » :

Si vous venez du siège d’un groupe international, vous allez peut-être avoir du mal à gagner la confiance de vos interlocuteurs locaux, qui pourraient se questionner sur le réel pourquoi de votre arrivée, surtout si les résultats ne sont pas excellents ou qu’il y a des rumeurs de réorganisation ou de fusion avec une autre filiale…

C’est inévitable, on vous teste et si vous ne maîtrisez pas bien la langue locale, vous n’aurez pas les bavardages des lunchs ou des pause-café pour affiner votre réseau d’information.

Et si en plus vous êtes le boss, et dans un pays où on vire les gens facilement, et dans une culture où le chef a toujours raison, vous allez avoir du mal à savoir ce qui se passe vraiment !

 

3) La gestion de la famille :

Plus de 70% des expats sont en couple, et la plupart ont des enfants. Donc en général vous n’êtes pas seul dans cette aventure.

Une fois la fièvre de l’installation terminée, et si votre conjoint ou votre conjointe ne trouve pas de job, ou commence à déprimer ? Et si un de vos enfants a du mal à s’intégrer, et veut rentrer ?

Autre cas, si cela ne se passe pas aussi bien que prévu pour vous professionnellement, vous vous sentez coincé car vous ne voulez pas chambouler la famille à nouveau, et aussi vite.

J’ai découvert beaucoup de stress chez mes clients par rapport à cette responsabilité vis-à-vis de la famille, parfois de la culpabilité, et dans certains cas le sentiment d’être piégé et une vraie souffrance.

4) Loin des yeux, loin du cœur :

Je m’adresse ici à ceux qui ont un contrat de détachement ou d’expatriation à durée définie, 3, 4 ou 5 ans. Vous êtes pris par le quotidien, et avec la distance, vous perdez progressivement le contact avec votre organisation d’origine. Et pourtant c’est elle qui sera responsable de vous « récupérer » à la fin de votre période à l’étranger.

Préparer son retour se fait tout au long de votre expatriation, en continuant de soigner son réseau interne.
Selon une enquête d’il y a quelques années en France, 47% des expatriés avaient quitté leur organisation dans les 2 ans qui suivaient leur retour ! Pas de réel choix de poste, pas de reconnaissance de la valeur ajoutée de l’expatriation, du coup pas plus de responsabilité qu’avant de partir, quand on ne vous demande pas de refaire vos preuves…
Donc cela vaut la peine de soigner aussi son réseau externe…

 

Oui je cherche un peu à vous faire peur, mais il y a une vie après l’expatriation et ce serait dommage que cette belle aventure tourne en eau de boudin au retour.

Si vous avez vécu des expériences d’expatriation similaires ou au contraire bien différentes, laissez un commentaire sous cette vidéo, cela m’intéresse.

 

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A bientôt.

Guillemette Moreau, coach professionnelle et fondatrice de Job Transition Coaching

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